Gerlari, le combattant

Ce somptueux poisson n’usurpe pas son nom de combattant. Les mâles doivent ĂŞtre sĂ©parĂ©s sous peine de matches dont les orientaux ont fait prĂ©textes Ă paris et Ă des pectacles, au mĂŞme titre que pour les combats de coqs. Leur colorarion rehaussĂ©epar l’excitation, les nageoires dĂ©ployĂ©es, les opercules Ă©cartĂ©es utilisant leur tĂŞte comme un bĂ©lier, les adversaires, en passes rapides, se dĂ©chiquettent les nageoires jusqu’Ă ce que l’un des antagonistes, Ă©puisĂ© refuse le combat. Le vaincu s’il ‘est pas tuĂ© peut voir ses nageoires, momentanĂ©ment rĂ©duiites en lambeaux, se rĂ©gĂ©nĂ©rer en quelques semaines. Les femelles, quant Ă elles, se supportent gĂ©nĂ©ralement assez bien, surtout si elles ont Ă©tĂ© habituĂ©es Ă vivre ensemble. Il en est de mĂŞme pour 2 frères, par contre il ne faut jamais les sĂ©parĂ©s

Les aquariophiles conservent les mâles dans des aquariums cloisonnĂ©s en plusieurs cases, tandis qu’un mâle seul (gĂ©nĂ©ralement très pacifique avec les autres espèces) peut ĂŞtre placĂ© dans un aquarium d’ensemble oĂą il mĂ©ne une vie indolente Ă l’ombre des feuillages. Souvent cette verdure rend mĂŞme possible la cohabitation du couple. Attention tout de mĂŞme aux poissons ayant des nageoires en forme de voile car ils pourraient subir les attaques du Betta Splendens mâle.
La vie des Bettas en aquarium dĂ©passe rarement 2 ans; sans doute leur longĂ©vitĂ© st-elle accrue dans la nature du fait de leur enfouisement dans la vase oĂą mĂ©nent une vie ralentie pendant les pĂ©riodes d’assĂ©chement partiel de leur habitat. Ils ont un labyrinthe qui leur permet de respirer Ă la surface et ainsi absorber de l’oxygène. Ils recrachent l’air sous forme de bulles. Ils peuvent donc très bien vivre seul dans un aquarium aux dimensions modestes. Il faut tout de mĂŞme 2l d’eau, qu’il faudra changer par 1/3 toutes les semaines. Pas besoin de filtre ni d’aĂ©rteur. Une plante lui pemettra de se cacher, de passer entre les branches et les feuilles et de se reposer dans le feuillage. Le mieux c’est une vraie plante car ainsi elle participera au bon Ă©quilibre de l’eau.

Par suite de patientes sélections, à partir du type original assez terne (reçu par Carbonnier dès 1868, dans un lot de Macropodes), les éleveurs offrent une grande palette de coloris y compris des spécimens bicolores, tel le classique bleu et rouge.

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