Pinguicula Leptoceras

L’origine géographique du genre Pinguicula n’est pas connue car on ne dispose pas de fossiles de ces plantes trop fragiles. Par contre, quelques éléments permettent de supposer que ce genre était déjà représenté il y a une cinquantaine de millions d’années (soit au Miocène). A cette époque, le continent américain et le continent eurasien n’étaient pas encore totalement séparés. Quelques passerelles terrestres dans le Nord atlantique et les îles autorisaient encore les migrations intercontinentales de plantes. On admet à ce jour l’existence de deux centres de distribution qui sont à l’origine des zones de distribution actuelles : un se trouve autour de la Mer Méditerranée, l’autre autour des Caraïbes.
Pinguicula Leptoceras Reichenbach (1823) se rencontre dans des sites humides subalpins et alpins dans les Alpes à l’ouest de l’Autriche, au nord et nord-ouest de l’Italie, en Suisse et dans le sud-est de la France. Ses feuilles varient considérablement en taille et sont parfois pigmentées dans certains sites ensoleillés. La principale caractéristique de P. leptoceras est son calice : la pointe supérieure centrale est souvent très large, celles du bas sont bien séparées en deux pointes minces formant entre elles un angle de 90o ou plus. Elle se distingue aussi de la plupart des autres pinguiculas européens par sa capsule de graines de forme globulaire. On ne sait pas clairement pourquoi Reichenbach a appelé cette espèce ‘leptoceras’ (=éperon mince) car l’éperon est souvent large et fin, même dans le site de l’holotype où des centaines de fleurs ont été étudiées. Les fleurs mesurent environ 22 mm de long et les lobes de la corolle se chevauchent. Dans de nombreux sites, des fleurs avec 6 à 7 lobes de corolle et pointes de calice surnuméraires sont très fréquentes. Dans ses zones de distribution à l’Est, les fleurs ont souvent une couleur bleu-violet foncée parfois avec de 1 à 3 petites taches blanches sur les lobes inférieurs de la corolle. Sur le site de l’holotype, au centre de la Suisse, la plupart des spécimens ont trois taches blanches bien distinctes, dans les Alpes Maritimes, les fleurs sont bleu-pâle avec trois grandes taches blanches. P. leptoceras se rencontre souvent entre 1800m et 3000m d’altitude et descend rarement au-dessous de 1500m. Dans les Alpes-Maritimes, elle pousse sur des roches calcaires ; dans les zones Nord et Est de sa répartition, elle semble préférer un substrat siliceux. P. leptoceras appartient au groupe des tétraploïdes (2n=32), ce qui pourrait signifier que l’on serait en présence d’une espèce jeune. On la rencontre occasionnellement en compagnie de P. alpina et P. vulgaris.
Dr Juerg F. STEIGER, 2nde conférence de l’ICPS, Bonn, Juin 1998
Je vous disais que j’avais acquis des P. Leptoceras in-vitro et que je n’étais pas très content du résultat. En effet, depuis la mise en terre de 2 façons différentes, les plants n’avaient pas poussé.

Aujourd’hui, alors que j’arrosais les palnts placés à l’intérieur, j’ai la grande surprise de voir qu’ils ont poussé de façon significative. Ils ont dans un petit petit pot en verre. 1 couche boules drainantes, un tissu fin et mélange classique PC (tourbe, sable, petites boules de polystirène) un tube d’homéopathie pour arrosage en été. Un fond de bouteille plastique depuis 1 mois pour faire serre. Et en 1 semaine, des petites tiges sont apparues. Je garder le mélange humide en ajoutant juste un peu d’eau 1 fois par semaine. Les plants installés dehors et qui sont dans le terrarium en cette période, font grise mine.
Les autres plantes carnivores se mettent en posistion pour passer l’hiver. Le Jasmin d’Hiver a ses premières fleurs et les boutons du Camélia Japonica commencent à laisser entrevoir les couleurs des fleurs. Tout ceci sera le sujet d’autres interventions.

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