OGM , OMC et UE
Lucuix - Le Journal du Pays Basque du 09-02-2006
L’OMC donne partiellement raison aux Etats-Unis, au Canada et à l’Argentine trois gros exportateurs d’OGM. Cette décision de condamné le moratoire ne remet pas en cause la réglementation de l’UE. La commercialisation de 9 varitétés destinées essentiellement à la consommation est autorisée avec une législation de traçabilité et d’étiquetage depuis avril 2004. Les consommateurs européens rejettent globalement ces OGM. De nombreuses régions européennes veulent se proclamer sans OGM malgré le jugement de la Cour Européenne de Justice d’octobre 2005 qui juge ce comportement illégal. Une table ronde aura lieu en avril 2006 à Vienne pour débattre de ce dossier. La commission estime que les régles de culture ne peuvent être prises qu’aun niveau local.
Le projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés (OGM), qui vise à transposer deux directives européennes, a été adopté, mercredi 8 février, en conseil des ministres. Un texte qui, selon les organisations de défense de l’environnement, laisse la porte ouverte à la commercialisation généralisée des OGM. C’est sur les cultures à ciel ouvert que porte l’essentiel du débat : sont redoutées la dissémination non contrôlée des gènes ainsi que la toxicité, la plupart des OGM commercialisés étant des plantes agricoles rendues tolérantes à des herbicides et/ou sécrétant un insecticide.
Une des dispositions les plus controversées du texte est l’obligation faite aux exploitants de souscrire une garantie financière les couvrant en cas de “contamination” d’une culture par des plants OGM. Pour Greenpeace, la Confédération paysanne, Attac et d’autres associations, cette mesure revient à entériner l’existence de “pollution” des cultures par les OGM. Par ailleurs, l’indemnisation ne fonctionnerait que “si la pollution est supérieure à 0,9 %, créant de fait une contamination de fond incontrôlable et insidieuse”, affirment ces organisations, ajoutant que”cette stratégie du fait accompli crée une situation de pollution rampante non reconnue qui ne pourra qu’empirer avec le temps”. Ils s’appuient sur un sondage réalisé par BVA pour l’organisation Agir pour l’environnement, selon lequel 78 % des Français souhaitent une interdiction temporaire des OGM.
Durant l’été 2005, c’est une équipe italienne, conduite par Manuela Malatesta, biologiste cellulaire à l’Institut d’histologie de l’université d’Urbino, qui avait publié des résultats intrigants (European Journal of Histochemistry, 2005, p. 237). Dans des études antérieures, cette équipe avait déjà montré que l’absorption de soja transgénique par des souris induisait des modifications dans les noyaux de leurs cellules du foie. La publication de l’été a prouvé que le retour à une alimentation non transgénique faisait disparaître les différences observées. Elle montrait aussi que plusieurs de ces modifications pouvaient “être induites chez l’organisme adulte en peu de temps”.
En Norvège, Terje Traavik, directeur scientifique de l’Institut d’écologie génétique de l’université de Tromsö, vient de publier une étude dans European Food Research and Technology (janvier 2006, p. 185) : il montre qu’un élément des constructions génétiques utilisées pour modifier une plante, le promoteur 35S CaMV, peut susciter l’expression de gènes dans des cellules humaines en culture. Or, selon les défenseurs des OGM, ce promoteur n’a normalement cet effet que chez les plantes.
Ces travaux retiennent d’autant plus l’attention que, aux Etats-Unis comme en Europe, la recherche sur les effets des OGM n’a pas été encouragée par les gouvernements. Les études toxicologiques sont réalisées par les entreprises promouvant les OGM, dont l’impartialité est discutable, et examinées ensuite par des commissions. Mais celles-ci ne refont pas les études, qui restent secrètes. Or, ces études aussi montrent parfois des effets biologiques notables.
Le 23 avril 2004, Le Monde révélait que les experts de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) étaient partagés sur les effets d’un maïs de Monsanto, le MON 863. Dans l’étude toxicologique qui leur avait été communiquée, il apparaissait que les rats nourris aux OGM présentaient plusieurs anomalies : augmentation du nombre de globules blancs, de la glycémie, baisse du nombre de globules rouges, etc. Il s’ensuivit un débat entre les agences concernées, qui conduisit à un avis favorable de la CGB. Si les experts ont réexaminé le dossier, ils n’ont cependant pas remis en question l’analyse statistique présentée par Monsanto.
Cette étude devrait susciter de nouveaux débats. Mais, d’ores et déjà , les experts officiels reconnaissent que les procédures d’évaluation toxicologique des OGM ne sont pas parfaites. “La discussion sur le MON 863 a été très positive, dit Jean-Michel Wal, membre du groupe OGM de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire. Elle nous a permis d’approfondir les méthodes d’évaluation. En fait, les études toxicologiques sur les rats à 90 jours sont très difficiles à faire et à interpréter. On ne sait pas étudier un aliment complet, OGM ou pas, il n’y a pas de norme.” Et la multiplication des interrogations sur les effets biologiques des OGM appellent, pour le moins, un débat scientifique plus ouvert et des recherches publiques pour l’instant très rares.
Le Monde et le JPB du 09-02-2006

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Dimanche 12 Février 2006 - 01:26 am
On devrait revenir à de bonnes vieilles habitudes alimentaires : légumes du marché, viande, poisson de chez le poissonier, oeufs du poulailler, lait, pain, fromage, saucisson, fruits, gateaux faits maison et ADIEU CANCER !
M’enfin, c’est plus facile à dire qu’à faire :’(