Intimidations des islamistes
«Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je suis prĂŞt Ă me battre jusqu’Ă la mort pour votre droit Ă le dire»Â
Voltaire 1694 - 1778
Robert Redeker doit se cacher aprĂ©s avoir reçu des menaces de mort sur son rĂ©pondeur tĂ©lĂ©phonique et par emails. Lui et sa famille sont dĂ©sormais sous bonne garde. Ils sont tenus au secret par la DĂ©fense et SĂ©curitĂ© du Territoire. On n’a donc plus d’autre solution que de se cacher aprĂ©s avoir dit ce que l’on pense.
Nous sommes en France et nous subissons la morale d’un autre temps Ă©dictĂ©e par quelques religieux Ă©trangers Ă l’Occident. Le plus terrible est que des musulmans ayant des fonctions officielles sur le sol de la France associent Robert Redeker Ă ceux qui le menacent pour dire qu’ils enveniment une situation dĂ©jĂ tendue. Au lieu de simplement condammĂ© fermement et sans Ă©quivoque ceux qui menacent d’attenter Ă la vie de Robert Redeker.
Robert Redeker rĂ©pond aux question d’un journaliste.Â
Comment vivez-vous votre isolement ?
C’est dur de devoir tout Ă coup me cacher, quitter ma maison, mes amis, mon mĂ©tier, mes Ă©lèves. Mais il me faut tenir.
Que ressentez-vous face Ă ces graves menaces ?
De l’angoisse dans un premier temps car ces menaces sont prĂ©cises et visent ma vie. De la tristesse, ensuite, car ce qui m’est fait correspond tout Ă fait Ă ce que je dĂ©nonce dans mes Ă©crits : l’Occident se retrouve sous surveillance idĂ©ologique de l’Islam.
Vous regrettez d’avoir Ă©crit ce texte ?
Pas du tout. J’agis ici strictement dans le cadre de notre lĂ©galitĂ© rĂ©publicaine. Je ne fais qu’exercer un droit constitutionnel, celui qui nous garantit la libertĂ© d’expression.
Vos adversaires ne le reconnaissent pas ?
Non seulement ils ne le reconnaissent pas mais les forces obscurantistes auxquelles je suis confrontĂ©, veulent le dĂ©truire. Et lui substituer la notion inacceptable de dĂ©lit d’opinion. J’ai l’impression d’ĂŞtre engagĂ© malgrĂ© moi dans un combat du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Celui qui consistait Ă s’opposer Ă l’intolĂ©rance religieuse.
Un combat qu’on croyait gagnĂ© ?
Oui, mais ce qui est plus grave encore, c’est que ces forces qui nous font aujourd’hui du chantage au terrorisme pour que nos traditions de libertĂ© soient abolies, viennent de l’extĂ©rieur. De ce point de vue, les menaces qui sont exprimĂ©es, constituent une atteinte Ă notre souverainetĂ© nationale.
Si vous aviez Ă leur parler, que diriez-vous Ă ces gens ?
Que la démocratie, issue de notre histoire, est fondamentalement basée sur le débat contradictoire.
Avez-vous le sentiment d’avoir Ă©tĂ© trop loin dans vos Ă©crits ?
Nullement. Mon propos est adossĂ© Ă des thèses officiellement reconnues. Je cite en particulier Maxime Rodinson et les vĂ©ritĂ©s qu’il a Ă©noncĂ© dans l’Encyclopedia Universalis. Des paroles aussi importantes que taboues en France, mais en aucune manière excessives. Par ailleurs, je voudrais faire remarquer que pour le christianisme, on est allĂ© beaucoup plus loin. En France notamment, et depuis des dĂ©cennies. Souvenez-vous des couvertures d’Hara-Kiri sur Dieu ou sur JĂ©sus. Au fond, depuis Voltaire, il n’y a plus de dĂ©lit d’irrĂ©vĂ©rence en matière de religion. On ne va pas tout de mĂŞme abolir tout cela.
Vous avez été contraint de quitter vos élèves. Avez-vous un message à leur délivrer ?
Je voudrais leur demander de bien prendre garde, toujours, Ă conserver et Ă dĂ©fendre leur libertĂ© de penser et de s’exprimer. Il leur faut ĂŞtre vigilants.
DĂ©tails et pĂ©tition sur le site de France Echos.comÂ
Mots-clés : islamisation, islam, Robert Redeker,

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