Etonné et non pas surpris !
Monsieur Littré, Emile pour les dames, les appréciait beaucoup. Un jour sa femme rentra dans son bureau comme il se trouvait avec sa bonne, respectivement en tenue lui d’Adam et elle d’Eve, occupés à faire ce qu’il est difficile de ne pas faire en telles occasions.
Sa femme, très digne, s’écria :
— Je suis surprise !
— Non, la corrigea-t-il, c’est nous qui sommes surpris. Vous êtes étonnée.
attribué à Littré
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Élu à l’Académie Française en 1871 au fauteuil 17
Prédécesseur : Abel-François VILLEMAIN
Successeur : Louis PASTEUR
Biographie : Né à Paris, le 1er février 1801.
Philologue, traducteur d’Hippocrate, philosophe positiviste, il collabora au National, à la Revue des deux mondes, au Journal des Savants ; il fut membre de l’Académie des Inscriptions en 1839, conseiller municipal de Paris en 1848, député de la Seine en 1871, sénateur inamovible en 1875. Il a laissé de nombreux écrits médicaux, philosophiques, philologiques, son Å“uvre la plus importante est son Dictionnaire de la Langue française.
Candidat à l’Académie en 1863, il fut combattu avec passion par l’évêque académicien Dupanloup ; élu le 30 décembre 1871 par 17 voix contre 9 à Saint-René Taillandier et 3 à Viel-Castel en remplacement de Abel-François Villemain, son élection fut considérée par Dupanloup comme une injure personnelle et il voulut démissionner, mais sur les instances de Guizot, il se borna à ne plus assister aux séances à l’Académie. Émile Littré fut reçu le 5 juin 1873 par le comte de Champagny qui fit allusion, dans sa réponse, à la querelle que le récipiendaire avait eue avec l’irascible évêque d’Orléans. Il fit partie de la Commission du Dictionnaire.
Mort le 2 juin 1881.

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