Mensonge officiel
Une fois de plus, et sans le moindre état d’âme, le gouvernement navarrais représenté par M. Sanz, et avec l’appui inconditionnel de son nouvel allié, le socialiste Zapatero, s’apprête à réécrire l’histoire de la Navarre en tentant de justifier ce qui à ce jour reste totalement injustifiable.
En effet, le délirant nationalisme espagnol du nouveau vice-roi de Navarre, (fait vice-roi par la grâce de son suzerain Zapatero), Sanz 1er, à travers la «Commission Permanente» organisme ad hoc, a décidé de commémorer le 500e anniversaire de la conquête du royaume indépendant de Navarre en 2 012.
Soyons clairs, de quoi s’agit-il ?
Sanz 1er veut tout simplement fêter l’annexion, l’invasion et l’occupation militaire d’un état qui fût souverain, libre et indépendant, Baskonia Nabarra.
Une fois de plus, Sanz 1er s’est surpassé. Plus rien ne l’arrête, et surtout pas la réalité historique que lui et ses zélés historiens espagnolistes s’apprêtent à réécrire en affirmant sans complexe que l’annexion de la Navarre n’eût que des effets positifs pour les Navarrais. Sanz s’autorise toutes les transgressions possibles, il a compris depuis longtemps que la fin justifiait les moyens et le choix des moyens ne saurait s’embarrasser de la moindre considération historique ou la moindre autocritique.
Mais voilà ! Là où pendant des siècles une seule grille de lecture était possible, celle du fanatisme national espagnol, une nouvelle génération d’historiens apparaît, surtout navarrais, qui a mis au grand jour les falsifications éhontées du conquistador espagnol qui prétendait que la Navarre avait de son plein gré frappé à la porte du royaume d’Aragon Castille.
Le royaume de Navarre a été conquis par la Castille en 1 512 ce fut une invasion armée.
Aujourd’hui on le sait, l’insoumission fut totale, l’occupation militaire découlant directement de la conquête dura plus de cent ans, et les chroniqueurs de l’époque nous révèlent que la résistance à l’envahisseur espagnol fut acharnée, les soulèvements militaires systématiques, les actes de désobéissance permanents.
Nabarra fut défendue à Tudela, Lizarra, Lumbier, Noain, Iruñea et Amaiur…
L’entreprise de démolition mit cet herrialde à feu et à sang, initia 500 ans de colonialisme culturel et linguistique, car c’est bien de cela qu’il s’agit. La Navarre est une colonie espagnole au même titre que le furent les Philippines ou Cuba, les cocotiers et palmiers en moins.
Aujourd’hui, de la langue naturelle de l’ancienne Vasconie, l’euskara, il ne reste presque plus rien ; en revanche, les langues accidentelles que sont l’espagnol et le français dominent et perpétuent un phénomène d’acculturation commencé il y a 500 ans par le sang l’épée et le feu. Mais il en faut toujours plus à Sanz 1er, car il veut faire de la Navarre le seul état du monde qui fêtera sa soumission en embrassant sur la bouche son envahisseur. Le mensonge continue de sévir et de servir la cause du terrorisme d’état pratiqué sur la population de l’état Vascon depuis 500 ans. Ce génocide culturel qui ne dit pas son nom n’intéresse pas les médias espagnols, trop heureux de continuer, à leur manière, le travail des fossoyeurs de jadis.
L’appui du gouvernement espagnol sera sans réserve à l’approche de la célébration de 2 012 à travers sa propagande délirante revisitant l’histoire.
Pour Sanz Ier, le valeureux, l’adversaire désigné est pour lui l’ennemi potentiel passible de son châtiment : la disparition de Lingua Navarrorum, Basconea lingua (document signé du Roi Sanche VI le Sage). Ses objectifs sont clairs, à peine inavoués, faire disparaître l’euskara de la terre qui l’a vu naître. Pour cela, il s’est encore surpassé. Faisant preuve d’une d’impartialité inattaquable, il a obtenu en moins de deux mois, la fermeture de TTippi TTappa Telebista diffusée dans la vallée du Baztan, refusé les licences autorisant l’émission de nouveaux canaux en Navarre nord, interdit purement et simplement de tous les quotidiens en langue basque dans les bibliothèques de Iruñea et Barañain, et pour finir l’annulation des subventions du gouvernement navarrais à la Korrika. Partout où Sanz passe, l’euskara trépasse.
A l’approche de l’Aberri Eguna, la Navarre plus que jamais reste au centre de notre lutte et il faut instruire M. Sanz que le Tribunal de La Haye reconnaît les droits historiques de l’ancien royaume en leur conférant en outre, un caractère irrévocable. Cela signifie que désormais les voies du droit international public sont ouvertes et que contrairement à d’autres, elles ne sont pas impénétrables.
Enfin, Sanz 1er, pour paraphraser un autre Basque : «Vous gagnerez peut-être parce que vous avez la force brutale avec vous, mais vous ne convaincrez jamais car vous n’avez pas raison !». Le monde abertzale vous donnera rendez-vous sur ces lieux de l’histoire qui vous dérange tant. Le prochain rendez-vous aura lieu en juin à Noain.
Bref, il paraît que la poésie souffle partout, tout comme la fantaisie historique de Sanz 1er, alors, peut-être que dans ce cas-là, Ainara Xuria et Arano Beltza, après s’être posés sur le chêne de Guernica, voleront ensemble vers les cieux de Navarre. Comprenne qui pourra ! ! !
Gora Nafarroa, Gora Baskonia.
Imanol ZENGARITZ

curious



.gif)
RSS 2.0


















Lundi 18 Mai 2009 - 09:40 am
Txalo beroenak igortzen dizkizut eta segi aurrera idazten artikuluak.
Ipar-aldeko sorgitxu politena