LA LIGUE ODEBI S’OPPOSE À TOUTE AUGMENTATION DU PRIX DES ABONNEMENTS À INTERNET
La ligue ODEBI, dans son combat pour les libertés numériques et la diversité culturelles sur Internet, réprouve toutes les tentatives de contrôle et d’uniformisation d’internet.
Après les gesticulations répressives du gouvernement français, les majors et la SACEM ont trouvé un nouveau bouc émissaire en la personne des Fournisseurs d’Accès à Internet.
La proposition, issue parfois des rangs socialistes, d’une taxe payée par les fournisseurs d’accès à internet pour compenser un préjudice imaginaire aboutira à l’augmentation du prix des abonnements à Internet pour le client.
Les consommateurs sont encore une fois condamnés à payer le prix des déboires de l’industrie musicale.
La volonté des multinationales du marché culturel de s’approprier la culture est illégitime, elle appauvrit l’offre culturelle en réduisant les catalogues diffusés et laisse dans la misère des artistes , qui ,seuls, osent prendre des risques esthétiques, sortir des conventions pré-formatées et laisser libre cours à leur créativité.
Les œuvres culturelles ne sont pas des produits comme les autres.
Tant que les majors persistent dans leurs démarches lobbyistes brutales, toutes les idées sorties de leurs états-majors sont vouées à l’échec.
Le peer to peer, le partage des fichiers et les innovations culturelles numériques sont autant de supports pour la diversité culturelle, et à ce titre, ils doivent être encouragés.
La ligue ODEBI ne reconnaît aucun droit à ces entreprises d’imposer une augmentation du prix de l’abonnement à Internet.
Une taxe sur les abonnements, répercutée sur les utilisateurs, ne serait qu’un coup de plus contre la démocratisation d’Internet, la diversité culturelle et l’innovation culturelle en général.
La rémunération des artistes doit être remise au centre des préoccupations, et pas seulement celle de quelques stars sans talents qui monopolisent l’espace public et le privatisent.
Les majors et leur ’stars system’ agissent comme des parasites et s’approprient indûment des revenus culturels qui pourraient être utilisés pour impulser un renouveau culturel sans précédent dans notre pays.
La liberté d’accéder à Internet, à la culture et à l’éducation, confirmée par le Conseil Constitutionnel, s’oppose en tout point à l’augmentation du prix de l’abonnement à Internet, qui est une hérésie sociale.
Les internautes qui téléchargent et partagent des contenus culturels ne sont pas des voleurs.
Ils payent déjà un prix prohibitif pour le matériel informatique et les abonnements à Internet, sans oublier la taxe supplémentaire sur les supports d’enregistrements, disques durs y compris. Cette dernière, ajoutée à la TVA déjà perçue, pourrait très bien être réinvestie dans la promotion de la culture en France, si le gouvernement donnait une cohérence à son action.
La Ligue ODEBI appelle donc tous les artistes, les internautes et les acteurs du monde culturel à la rejoindre dans son combat et à boycotter tous les produits culturels en France : musiques, dvds, cds, concerts, films, tant que le système global de rémunération des artistes via les Sociétés de Recouvrement et de Perception des Droits (SPRD) ne sera pas remis en cause.
La Ligue ODEBI appelle aussi les internautes à étendre leur boycott aux plateformes légales de distribution en ligne.

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